• Chapitre Six

                Chapitre 6: Au milieu 

       Les deux amoureux prirent les petites ruelles pour rentrer chez Lia.

    "Vas-y, rentre, soit pas timide Val, le taquina Lia.

    - Bonjour, dit celui-ci en apercevant le père de Lia.

    - Bien le bonjour mon cher jeune homme. Tu es donc le nouveau petit ami de Lia? Son ancien lui a fait très mal, mais je ne permettrai pas qu'un suivant fasse du mal à ma petite Lia chérie. C'est bien compris mon garçon? Tu m'as l'air d'une personne bien, je place toute ma confiance en toi, et j'espère que tu arriveras à rendre un peu le sourire à ma petite fille d'amour," lança-t-il dans une longue tirade en faisant un clin d'œil à Lia.

       Elle leva les yeux au ciel et soupira.

      "Viens, enchaîna-t-elle en s'adressant à Valentin.

    - Ne vous inquiétez pas. Lia est entre de bonnes mains, répondit Valentin, souriant.

    - Je l'espère bien. Et pas trop de bêtises là-haut, d'accord?

    - Papa... Je voudrais savoir si je peux dormir chez Valentin justement ce soir... grimaça Lia. Il y aura Audrey, Alex et les autres, pyjama-party en fait... J'ai oublié de vous en parler, depuis mercredi..." continua-t-elle en croisant les doigts.

         Ils avaient conclu cette affaire le mercredi, et Lia devait en parler à ses parents. Elle avait oublié. Valentin lui avait demandé si elle avait l'autorisation, et elle s'en été rendue compte à ce moment-là.

    "Eh bien... Oui, pourquoi pas? Ca faisait un moment que vous n'aviez pas fait de nuit-cinq. Ça passe à nuit-six maintenant, ajouta-t-il dans un sourire, la taquinant. Vous restez ici cet après-midi? Aliana revient vers quatre heures.

    - Si Valentin veut... répondit Lia. Ma mère fait d'excellentes gaufres au Nutella si tu veux. Et on pourrait faire un jeu de société, avant de rejoindre les autres à dix-huit heures. Qu'en penses-tu?

    - Eh bien, si c'est dit ainsi... J'ai hâte d'être au gouter. Et de rencontrer ta mère...

    - Tu verras, elle est super sympa. Par contre, faudra faire attention à ne pas manger trop de gaufres, sinon on ne pourra plus rien manger ce soir...

    - Pas de soucis, je garderai de la place, mon ange.

    - Mais! Chuchota-t-elle à moitié, les sourcils haussés, en désignant son père. Voyons Val!

    - Lia, ça n'est pas grave... Nous, nous t'avons fait endurer ça des années. Ca n'est pas avec un "mon ange" que je vais mal le prendre, ou l'avaler de travers, ne t'inquiète pas."

       Lia soupira.

    " Merci papa. On est en haut, appelle si tu as besoin d'un coup de main pour quelque chose.

    - D'accord ma poupée. Aucun problème, je t'appelle si besoin."

      Lia sourit et tourna le dos. Elle monta l'escalier, suivie de Valentin et s'arrêta sur le palier.

    " Par-là, "dit-elle quand il l'eut rejointe, en le menant jusqu'à une porte sur la gauche de la rambarde de sécurité du palier.

        Ils ignorèrent la porte de droite, la chambre de ses parents, fermée, et les trois autres, alignées -- celle de son frère, qui avait été aménagée avec un lit supplémentaire, comme deuxième chambre d'amis, quand il n'était pas là; la salle de bains commune, et la chambre d'ami --, et arrivèrent devant deux portes. Lia prit celle de gauche.

    Il la suivit à l'intérieur. Elle enleva sa veste, et il la vit en tee-shirt bleu, comme ses yeux, moulant ses formes généreuses.

      "Bienvenue dans mon paradis, rigola-t-elle. Ma salle de bains est là, ajoute-t-elle en montrant une porte coulissante transparente floutée, entrouverte. On apercevait le blanc du lavabo ou encore de la baignoire, et les différents bleus et gris qui décoraient la pièce.

    La chambre de Lia était toute blanche, simple mais jolie. Elle avait une mezzanine (en coin, sur deux murs, à côté de la fenêtre), en bois beige. Un lit deux places y était installé, avec une couette bleue cristal clair, et des oreillers blancs et bleus océan. En dessous se trouvait un bureau en bois beige – aussi –, et une commode, du même bois que le lit et le bureau.

    En face, de l'autre côté de la fenêtre, un tableau -- représentant un cheval noir au galop devant du sable blanc pur et une mer cristal claire et bleue océane – tenait compagnie à l'armoire, toujours dans ce même bois clair et reposant qui composait la chambre. Et juste à côté de celle-ci, tête contre le mur de la porte, un lit d'une place et demie, avec son sommier dans le bois qui décorait la chambre, prenait place.

    D'autres tableaux, dans les mêmes tons de bleu, avec du blanc, et une pointe de noir, unique, concentrée en un seul endroit, précis; décoraient le mur de la porte de la chambre. Ces meubles et cette décoration formaient un ensemble élégant et harmonieux. Après avoir détaillé la chambre de Lia, il lui dit:

      "Elle est super ta chambre.

    - Merci! Comme toi..." dit-elle en s'avança vers lui et en entourant son cou de ses bras.

       Valentin la saisit au-dessus de la taille et la déposa sur le bureau, trois pas plus loin. Lia se laissa faire, en rigolant. Il posa ses mains sur ses cuisses, les écarta doucement, et se glissa entre elles pour se rapprocher de Lia. Lia le laissa faire, sachant dire stop, si il lui fallait le lui dire à un moment. Un frisson lui parcouru le corps. Elle remit ses bras sur les épaules de Valentin et s'approcha un peu plus de lui. A présent, leurs visages étaient à la même hauteur.

      "Tu m'as l'air appétissant... dit-elle en rigolant, en montrant ses dents. Je suis un vampire, ne l'oublie pas... Ca a toujours été mon rêve quand j'étais petite... Être un vampire... rajouta-t-elle en souriant.

    - Chut, tais-toi vampire... Moi j'ai une autre envie, et c'est d'avoir Lia pour moi... Alors, tant que je ne peux pas, je me contente d'en avoir des morceaux... "

        Il se rapprocha et l'embrassa. En fait, ça n'était pas comme si il l'embrassait. C'était plutôt comme si il la dévorait... Il dévorait sa bouche, la goutait, la savourait... Il décala sa main dans le bas du dos de Lia, et glissa sa main en dessous de son tee-shirt. Lia sentit la douce fraicheur de la main de Valentin, en bas de son dos. Elle lui fit comprendre que cela ne la dérangeait pas tellement en enserrant ses jambes autour de lui. Valentin glissa alors sa deuxième main sous le tee-shirt. Lia attendait, un peu impatiente, mais aussi un peu stressée. Elle ne savait pas à quoi s'attendre aujourd'hui; jusqu'où Valentin allait-il tenter. Elle n'en avait aucune idée. Elle se retira de ses pensées-questions pour venir à ce qu'il se passait en elle. Elle avait un peu chaud, son cœur battait la chamade et elle avait l'impression qu'il allait lui sortir de la poitrine.

    A présent, les mains de Valentin se promenaient dans son dos, délicates et douces sur sa peau. Lia n'avait plus grand chose en tête. Elle se rendit compte qu'elle commençait à s'offrir à lui. Tout doucement, mais sûrement. Elle pensa à un truc. Puis, elle posa une main le torse de Valentin, et le poussa un petit peu, mettant fin au baiser. Valentin retira ses mains.

     "Désolé.

    - Non, ne t'excuses pas, c'est ma faute. Je dois juste aller faire un truc, avant que j'oublie, et que tu ne me vole mes pensées une seconde fois.

    - Ok... Je t'attends," répondit Valentin.

       Lia se remit debout, pressa la main de Valentin entre ses doigts et sortit de la chambre. Elle revint, deux minutes plus tard.

    " Je prends juste un truc pour mon père, je reviens après," dit-elle en se dirigeant vers sa table de nuit – en bois clair aussi –, elle en sortit un livre, et descendit.

    Lorsqu'elle revint dans sa chambre, Valentin était assis sur le lit, de l'autre côté de la table de nuit. Il avait enlevé son pull, celui-ci désormais sur la chaise du bureau. Il se leva, et se plaça devant elle. Elle ferma la porte et se retourna.                                  Valentin la colla contre la porte, et commença à l'embrasser. Lia se fit sauvage et douce à la fois. Elle glissa ses mains sous le tee-shirt de Valentin. Il profita de ce moment d'inattention qu'elle avait pour fermer le verrou de la porte. Puis il revint à elle. Les mains de Lia étaient douces et chaudes, elles se baladaient sur ses muscles, les caressaient.                                                                                                                         Valentin n'y tint plus. Il l'attrapa sous les épaules et sous les fesses, et la porta comme une princesse. Lia fut décontenancé, mais elle reprit vite ses esprits. Il s'assit sur le lit, avec Lia sur ses genoux.

      "Dis hé! Princesse, tu comptes la jouer numéro envie combien de temps?

    - Le temps qu'il faudra," répondit l'intéressée.

       Elle le poussa pour le faire tomber sur le dos, et elle s'allongea à son tour, mais sur lui. Elle s'approcha de ses lèvres, puis plongea dans ses yeux, et, sans qu'il s'y attende, elle l'embrassa comme elle ne l'avait encore jamais fait elle-même. Il participa avec entrain et plaisir à son baiser. Lia gémit presque lorsqu'il commença à jouer dans sa bouche avec sa langue. Il la renversa, dos au lit. Une fois tous les deux écartés, le baiser fini, Lia le contempla avec ses magnifiques yeux bleus cristal clair.                                                         Ses longs cheveux blonds étaient étalés sous et derrière sa tête, formant des vagues d'or. Il souleva sa tête, délivra les mèches blondes qui étaient dessous, et les reposa sur l'oreiller, plus loin. Lia lui attrapa la nuque et le força à se pencher vers elle.

       "Tu es une tentation vivante Lia, murmura Valentin à son oreille.

    - Qui aura le dernier mot? demanda-t-elle alors.

    - Moi, " dit-il en un souffle au creux de son cou.

         Et il recommença à l'embrasser. Il reglissa ses mains sous le tee-shirt de Lia, mais à l'avant. Il remonta doucement. Arrivé à sa poitrine, il marqua un léger temps d'arrêt, comme pour demander la permission à Lia. Celle-ci, en réponse, se décala, et enleva son tee-shirt, d'un seul coup. Elle se rallongea sous Valentin, et attrapa les bords de son tee-shirt. Il la laissa lui retirer son tee-shirt avec ses mains chaudes et savoura ce moment où les mains chaudes et douces de Lia se baladaient sur son dos et son torse.                                             Il soupira intérieurement et aspira une bouffée du parfum qui émanait d'elle. Un mélange de vanille et de lavande, une odeur sucrée, comme celle de sa peau, qu'il pouvait à présent goûter dans son cou, sur ses épaules, et sur son ventre, à tout moment, quand ça lui plaisait.                                                                                 

    Elle était magnifique. Sa peau, légèrement halée et douce, ne faisait que lui réclamer ce qu'il voulait déjà: Lia. Pour lui, une nuit, ou plusieurs heures. Elle était une perle unique. Maintenant qu'il l'avait rencontrée, il se rendit compte qu'il ne pourrait déjà plus jamais se passer d'elle.

    Valentin reprit sa bouche et Lia laissa ses mains vagabonder sur le torse et le dos de Valentin, sans se retenir. Elles dessinaient ses muscles, descendaient son dos en appuyant doucement, et revenaient sur sa nuque. Le corps de Valentin se pressait contre elle, comme un besoin, qui devait être satisfait au plus vite. Pendant ce temps, Valentin découvrait aussi, lentement et doucement le corps de Lia. Quand il arriva dans le haut de son dos, le premier "obstacle" apparut. Il le suivit des doigts, et arriva à la naissance des seins de Lia. Il la sentit se tendre un peu. Il ne voulut rien tenter qui puisse trop la déranger, donc, il la souleva un peu pour lui dégrafer son soutien-gorge. Il lui chuchota un chut rassurant, dans un souffle, et Lia dit:

         "Ça m'a juste un peu stressée, désolée. Personne ne m'a jamais touchée comme ça... Et je ne suis jamais allée jusque-là...

    - Fais-moi confiance, s'il te plaît ...

    - Alors toi, va doucement s'il te plaît. Je n'ai jamais..."

      Valentin ne répondit rien, l'embrassa dans le cou…

        "Promis, dit-il"…

     

     

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